Le principe est important : le Brésil réglemente souvent séparément les différentes composantes d’une même activité. Un produit peut être légal à posséder mais illégal à importer ou à vendre, de même qu’un drone peut être légal à posséder sans pour autant pouvoir être piloté dans un lieu donné ou sans avoir accompli les formalités aéronautiques requises.
Règles vérifiées le 2 septembre 2026. Les lois, restrictions locales et sanctions peuvent évoluer ; vérifiez les directives officielles liées avant votre voyage.
Vapotage au Brésil : la possession diffère de l’importation et de l’usage
Les règles brésiliennes sur le vapotage sont souvent résumées à tort par « le vapotage est illégal ». Les directives de l’ANVISA sur les cigarettes électroniques établissent une distinction plus importante : l’usage individuel n’est généralement pas interdit, et la possession d’un appareil destiné à la consommation personnelle n’est pas interdite en soi. Toutefois, le Brésil interdit la fabrication, la vente, la distribution, la publicité et l’importation de dispositifs électroniques pour fumer.
Pour les visiteurs, trois règles distinctes sont importantes :
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En apporter un au Brésil : l’importation est interdite, y compris pour les appareils apportés par les voyageurs pour leur usage personnel dans leurs bagages accompagnés.
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En posséder un après l’arrivée : la possession pour la consommation personnelle n’est généralement pas interdite par la réglementation de l’ANVISA.
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En utiliser un : les dispositifs électroniques pour fumer ne peuvent pas être utilisés dans les espaces collectifs clos tels que les restaurants, les bars, les salles de classe, les cinémas et les transports publics.
Les dispositifs de tabac chauffé relèvent également du cadre de l’ANVISA applicable aux dispositifs électroniques pour fumer ; ils n’échappent pas aux règles au seul motif qu’ils chauffent du tabac plutôt qu’un liquide.
La question du passage de la frontière relève des douanes plutôt que du droit applicable à l’usage sur le territoire. Pour le traitement des bagages et des importations, consultez Règles douanières du Brésil : vapes, aliments, espèces et achats hors taxes.
Les règles brésiliennes plus générales en matière d’espaces sans fumée restreignent également le tabagisme traditionnel dans les espaces collectifs fermés. L’ANVISA explique que l’interdiction peut s’appliquer aux lieux fermés par un toit ou un auvent ainsi que par des murs, cloisons ou barrières similaires ; un établissement ne devient pas nécessairement un espace fumeur autorisé simplement parce qu’il semble partiellement en plein air.
Le cannabis est dépénalisé pour la possession personnelle, mais pas légalisé
La Cour suprême fédérale du Brésil a modifié le traitement juridique de la possession de marijuana à des fins personnelles en 2024. Selon la décision du STF et les orientations publiées, la possession de marijuana destinée à la consommation personnelle n’est pas considérée comme une infraction pénale, et la détention d’au plus 40 grammes de cannabis ou de six plants femelles crée une présomption réfragable selon laquelle cette possession est destinée à un usage personnel.
Cela ne signifie pas que le cannabis est devenu légal. La substance peut toujours être saisie, et des mesures administratives peuvent encore s’appliquer. Le seuil de 40 g ne constitue pas non plus une protection automatique : les éléments relatifs aux circonstances de la possession peuvent influencer la qualification des faits comme usage personnel ou comme trafic présumé.
Pour un visiteur, la règle pratique est donc simple : n’interprétez pas « 40 grammes » comme une autorisation d’acheter, de transporter ou de consommer librement de la marijuana. Il s’agit d’un critère juridique permettant de distinguer la possession personnelle du trafic, et non d’une autorisation générale de posséder du cannabis.
La décision concerne par ailleurs spécifiquement la marijuana. La législation brésilienne sur les drogues continue de réglementer la possession non autorisée d’autres substances contrôlées, et la décision relative au cannabis ne doit pas être généralisée à la cocaïne, à la MDMA, au crack ou à d’autres drogues.
De même, l’usage en public ne doit pas être considéré comme autorisé au seul motif que la possession personnelle de marijuana n’est plus criminalisée de la même manière. La dépénalisation et l’usage légal sans restriction sont deux questions distinctes.
Conduire au Brésil : les règles relatives aux permis étrangers changé fin 2025
Les visiteurs peuvent généralement conduire au Brésil pendant une période maximale de 180 jours à compter de leur entrée sur le territoire lorsque leur permis étranger est reconnu en vertu d’une convention internationale applicable, d’un accord bilatéral ou d’un régime de réciprocité.
Un changement procédural important est entré en vigueur le 9 décembre 2025. La résolution CONTRAN 1 020/2025 établit le cadre actuel applicable aux documents de conduite étrangers et exige des conducteurs couverts par la Convention de Vienne de 1968 qu’ils aient sur eux un permis de conduire international, accompagné de leur permis étranger valide.
Un conducteur étranger remplissant les conditions doit être prêt à présenter :
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un permis de conduire étranger valide ;
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un permis de conduire international accompagné de ce permis lorsque les règles applicables l’exigent ;
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une pièce d’identité ;
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un justificatif indiquant la date d’entrée au Brésil.
Des accords propres à certains pays peuvent modifier les exigences documentaires ; la règle exacte peut donc dépendre du pays qui a délivré votre permis. L’erreur pratique consiste à supposer que le fait qu’une agence de location vous remette un véhicule prouve que vous disposez de tous les documents exigés par le droit brésilien de la circulation.
Le Brésil applique également des règles strictes en matière de conduite sous l’influence de l’alcool. Pour les visiteurs, la règle la plus sûre est de ne consommer aucun alcool avant de conduire, plutôt que d’essayer de calculer si une faible quantité pourrait rester sous un seuil de contrôle. Le refus de se soumettre à un alcootest applicable est réglementé séparément par le droit brésilien de la circulation.
Le Code de la route brésilien classe également le fait de tenir ou d’utiliser manuellement un téléphone portable au volant parmi les infractions routières très graves. Cette restriction peut s’appliquer même lors d’arrêts temporaires dans la circulation ; poser son téléphone avant de conduire est l’approche la plus sûre.
Les trottinettes électriques font l’objet d’une classification nationale, mais sont réglementées localement
Le Brésil dispose de définitions nationales pour les vélos électriques, les engins de déplacement individuel autopropulsés et les cyclomoteurs, mais cela ne fournit pas une réponse unique à l’échelle nationale quant aux endroits où chaque trottinette électrique de location peut circuler.
En vertu des règles fédérales du CONTRAN, un engin de déplacement individuel autopropulsé peut relever de cette catégorie lorsqu’il respecte des limites précises concernant notamment la puissance du moteur, la vitesse maximale de conception, la largeur et l’empattement. Les équipements qui dépassent ces limites peuvent relever d’une autre catégorie de véhicules assortie d’exigences supplémentaires.
Pour les touristes, le point le plus important est le contrôle local. Les autorités municipales chargées de la circulation peuvent réglementer les endroits où ces engins peuvent circuler, notamment les routes, les infrastructures cyclables et d’autres espaces désignés.
Ne partez pas du principe que, parce qu’une application de location déverrouille une trottinette, vous êtes automatiquement autorisé à l’utiliser dans une rue, sur un trottoir, une promenade ou un chemin en bord de mer en particulier. Consultez les règles de circulation municipales en vigueur dans la ville que vous visitez.
Le Brésil a modifié ses règles relatives aux drones en juin 2026
Le Brésil a mis en place un nouveau cadre pour les drones civils le 16 juin 2026. Le RBAC 100 de l’ANAC a remplacé l’ancien cadre RBAC-E 94 pour les opérations relevant de son champ d’application, tandis que la résolution 806 de l’ANAC a instauré des règles pour les aéronefs sans pilote pesant jusqu’à 250 grammes et couvre également certaines opérations d’aéromodèles de plus de 250 grammes.
Cela signifie que le poids à lui seul ne détermine pas la règle de l’ANAC applicable. Un drone de plus de 250 g ne relève pas automatiquement du RBAC 100 dans toutes les circonstances, car la résolution 806 s’applique aussi à certaines opérations d’aéromodèles réalisées dans les conditions qu’elle précise. Les visiteurs doivent d’abord identifier l’aéronef et l’opération envisagée, puis appliquer le cadre de l’ANAC correspondant.
Pour les aéronefs sans pilote pesant jusqu’à 250 grammes et exploités dans les conditions établies par la résolution 806, les opérations peuvent être autorisées par les règles de l’ANAC jusqu’à 120 mètres au-dessus du sol, sous réserve des exigences relatives à l’espace aérien et de toute autre restriction applicable. Le pilote reste responsable de la sécurité de l’opération, et un parc, un site patrimonial, une propriété privée ou tout autre lieu peut néanmoins restreindre le décollage, l’atterrissage ou la photographie.
Les opérations régies par le RBAC 100 suivent un cadre fondé sur le risque plutôt que d’être déterminées uniquement par le poids de l’aéronef. Selon l’opération, l’immatriculation, la qualification du pilote et d’autres exigences peuvent s’appliquer.
L’autorisation de l’espace aérien constitue un niveau supplémentaire. Le DECEA utilise SARPAS pour les demandes d’accès ; satisfaire à une exigence aéronautique de l’ANAC n’autorise donc pas automatiquement le vol dans un espace aérien contrôlé ou restreint. Avant de décoller, les visiteurs doivent vérifier à la fois la règle de l’ANAC applicable et le service officiel du DECEA d’autorisation de vol de drones.
C’est l’une des situations où des données mobiles fiables une utilité pratique : il peut être nécessaire de consulter SARPAS, les informations sur l’espace aérien et les cartes locales pendant le voyage. Une eSIM Brésil peut aider à rester connecté, mais disposer d’un accès à Internet ne remplace aucune autorisation aéronautique ni permission du site.
Liste de vérification : loi et savoir-vivre au Brésil
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Ne mettez pas de vapoteuse ni d’appareil de tabac chauffé dans vos bagages pour l’importer au Brésil, même s’il est uniquement destiné à un usage personnel.
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Ne fumez pas et ne vapotez pas dans les espaces collectifs clos, sauf si une règle officielle autorise clairement le lieu concerné.
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N’interprétez pas la dépénalisation du cannabis ou le seuil de 40 g comme une légalisation.
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Emportez les documents de conduite exigés par le pays qui a délivré votre permis et par l’accord international applicable, plutôt que de vous fier à la vérification des documents effectuée au comptoir de location.
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Ne buvez pas avant de conduire et ne tenez pas votre téléphone en main lorsque vous conduisez un véhicule.
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Vérifiez les règles municipales avant d’utiliser une trottinette électrique dans les rues, sur les pistes cyclables, les promenades ou les trottoirs.
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Vérifiez les règles de l’ANAC, du DECEA et toute restriction propre au site avant de faire décoller un drone, même s’il pèse 250 grammes ou moins.
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Considérez les demandes concernant la tenue vestimentaire, la photographie ou le comportement dans les églises, les territoires autochtones, les zones protégées et les lieux privés comme des règles propres au site ou des règles de savoir-vivre, à moins qu’une autorité officielle n’identifie une restriction légale précise.
Ce qui compte le plus avant votre voyage
Les principaux pièges propres au Brésil sont les confusions de catégories. La possession d’une vapoteuse n’est pas la même chose que son importation ; la dépénalisation du cannabis n’est pas une légalisation ; et le poids d’un drone ne suffit pas à déterminer si un vol est autorisé.
Avant de voyager, ne mettez pas dans vos bagages des vapes dont l’importation est interdite, emportez l’ensemble des documents requis si vous prévoyez de conduire et vérifiez les règles applicables de l’ANAC, du DECEA et du site avant chaque vol de drone. Ce sont les mesures les plus susceptibles d’éviter des malentendus juridiques évitables lors d’un voyage au Brésil.